
Horrifiée, je lâchai un petit cri avant de
reculer de quelques pas et de tomber dans le gros fauteuil noir.
J'étais sous le choc.
Je n'aurais jamais cru que ses magouilles soient aussi infâmes. Je
n'aurais jamais cru qu'il faisait du trafic d'organe et qu'il
tirait de cela des bénéfices impressionnants. Je n'aurais jamais
cru à ça..
Qu'il ait des maitresses, qu'il menace les gens, je l'avais
envisagé. Mais je n'avais jamais eu l'audace de croire qu'il fut
aussi atroce.

Et le pire, c'est que s'il était capable
de ça, il était capable de bien plus. Peut-être avait-il réellement
des maitresses, en plus de cela. Peut-être pouvait-il faire des
choses encore pires.
Je n'y croyais pas. J'étais tellement terrifiée d'un coup,
tellement tremblante. Affalée dans le fauteuil, je fixais le
plafond.
Reprenant mes esprits, je me réhaussai et fouillai les tiroirs en
profondeur. Un papier plus épais, plus lisse attira mon toucher.
J'ôtai la photographie et la détaillais, la bouche ouverte.
On y voyait clairement Kilian - je n'arrivais plus à me dire qu'il
était mon géniteur- et deux autres femmes, à moitié nues, l'une les
mains plongées sous le T-shirt du brun, l'autre, sur les genoux de
mon p..ère.
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