
Quelques minutes plus tard, j'attendais
patiemment sur le canapé que Nolan arrive. Je gardais le visage
rivé sur l'écran noir de la télévision, comme si j'attendais que,
par miracle, elle s'illumine et donne les réponses que
j'attendais.
J'étais parvenue à me calmer et à canaliser ma colère contre lui.
J'avais envie d'en savoir plus. J'avais envie de connaitre
l'entière vérité, quoiqu'il m'en coûte. Je le
détestais tellement en cet instant. Cet argent sale dans lequel
j'étais assise, dans lequel je vivais depuis deux mois, ça me
répugnait. Comment passer outre ?

Lorsque la sonnerie retentit, je sursautai idiotement et me dirigeai vers la porte d'entrée. Je l'ouvris mécaniquement. Nolan se jeta sur moi et m'enlaça tendrement. Je resserrai son étreinte et écoutais murmures silencieusement. Nous restâmes quelques secondes comme ceci, enlacés sur le pas de la porte, à la fois mélancoliques et heureux de nous retrouver. Lorsque nous nous séparâmes, je constatai avec étonnement que ses yeux étaient rougis. Je ne fis pas le moindre commentaire.
,
,
),
D,